mercredi 21 juin 2017

La dure réalité d'une société subvertie - les solutions (fin de la partie II)

Les actions à mener

La première partie et les annexes ont exposé la gravité  du problème qui se pose aux fidèles. Ceux-ci ont pu observer ce problème sous différents angles.
Ils ont pu considérer les nombreux obstacles à l’action dans le début de la partie II.

A qui s’adresse cette dernière section ?

Cette dernière section s’adresse à ceux qui ne veulent pas  laisser le Supérieur de la FSSPX livrer la Fraternité à la merci des papes conciliaires et des « pharisiens ».
Elle s’adresse à ceux qui veulent vivre dans la Foi, la Charité et la vertu de Prudence surnaturelle.
Elle s’adresse à des âmes mues par le désir de vivre dans la justice : désir d’être dans la vérité quoiqu'il en coûte et quelque soit notre condition. Désir de fuir l'équivoque et le silence. Désir d’assurer le chemin du Ciel à ses ouailles ou à ses enfants.
Elle s’adresse donc à des âmes qui ont le sens de l'honneur. Comment pourraient-elles accepter d’être prises en otage et devenir des instruments actifs ou/et passifs du ralliement ? Comment pourraient-elles dormir sur leurs deux oreilles alors que d’autres fidèles et prêtres prennent des coups ?
Elles s’adresse à des âmes mues par la vertu de force, parce que ça ne sera pas facile : bienvenue dans la caste des doux entêtés, comme Mgr Lefebvre.

Mesures immédiates

- la vie surnaturelle et la formation. Nous avons remarqué que ces deux éléments, essentiels, régulièrement rappelés par des prêtres et des fidèles réfractaires dans la FSSPX, sont mal compris :  ils sont régulièrement des occasions d’être plus « fervents », plus « savants » tout en étant plus inactifs ! Il y a un abus de biens divins. Comme un compromis frauduleux du type : je monnaie ma paresse contre la difficulté de faire des prières en plus et d’obtenir des connaissances supplémentaires. Ce n’est pas ce qui est demandé. Redisons-le pourtant : vie de la grâce et formation sont essentielles.
La formation et la prière sont normalement faites pour nous maintenir dans la fidélité, ici et maintenant et non pas pour que cette fidélité revienne un jour. La prière nous éclaire sur le présent, sur la crise, sur la volonté divine au jour le jour. La prière et la formation accompagnent celui qui est prudent, c'est-à-dire celui qui pose des actes. Elles lui permettent de justifier de sa foi et de ses décisions auprès des incrédules et des imprudents (Saint Pierre : « Il faut être en mesure de répondre de sa Foi »).
Donc priez, formez-vous, mais agissez dans le même instant. Sinon il y a une incohérence.


- prendre contact et se déplacer. Nous allons éliminer une fausse solution tout de suite. Lire un article sur ce site ou un autre, ce n’est pas prendre contact. C’est bien mais ce n’est pas prendre contact.
Prendre contact, c’est aller sur ce site, lire, se convaincre qu’il est hautement prudent d’agir, regarder l’adresse de courriel en bas de la page, resistancecatholique2@gmail.com, cliquer, écrire. Venez et voyez, personne ne vous fera du mal. En plus nous sommes des humains taillés sur le modèle ordinaire…
Vous pouvez trouver ici et ici une liste de lieux de Messes, de responsables, des adresses et d'autres sites.
Et les courageux se déplaceront. Nous voulons dire ceux qui pensent à rester dans l’exigence de l’amitié divine, pour eux et pour ceux qui leur sont confiés.
Les premiers courageux rejoindront les groupes déjà existants. Ils en créeront peut-être d’autres par la suite. Ce que nous allons voir à propos des

mesures dans la durée.

- se faire apôtre de la fidélité. Soutenez les prêtres et les fidèles réfractaires, parlez-leur, écrivez-leur, mais pour les engager à créer un noyau solide hors FSSPX. Pas pour rester au chaud dans une structure pourrissante.
Nous pensons qu’il est lieu ici de répondre à l’objection comme quoi il n’y a pas d’accord. C’est une réponse que les accordistes et même des protestataires modérés vous feront. Cette objection n’a pas de consistance. Tous ceux qui ont l’expérience des négociations, surtout quand l’enjeu est important, savent que le processus engage déjà. En l'occurrence, le processus est plus grave que le fait même de l'accord, ce dernier ne fera qu’achever le processus. Nous en voulons pour preuves tous les départs, toutes les protestations, toutes les sanctions. Si la FSSPX n’était pas rentré dans un processus de transformation profonde rien de tout cela ne serait arrivé. Il faut donc se rendre compte qu'on est dans un processus et le casser.  Pour donner une image : un accord direct, c’est trahir en ouvrant les portes de la cité. Les mesures successives de rapprochement sont une ouverture petit-à-petit des portes, centimètre par centimètre, cela s’appelle aussi une trahison. Et ce processus à petits pas qui endort tout le monde est une trahison pire en définitive.
Alors il n’y a plus à hésiter à se faire apôtre de la fidélité.

- commencer à constituer un noyau solide, convaincu, se retrouvant  pour prier, parler, se soutenir et se conforter. D’où l’intérêt d’être passé par l’étape précédente et d’avoir convaincu d’autres de le faire.
Si vous avez un prêtre avec vous les secours sacramentels vous seront régulièrement assurés par ce prêtre. Vous pourrez alors constituer les bases d’un bastion de résistance « grand luxe » si vous nous passez l’expression.
S’il se trouve que vous n’avez pas de prêtre, il va falloir partir à la recherche de l’un d’entre eux, d’un lieu de culte.
Et là se pose une grande question : et si le prêtre ne peut pas venir un dimanche ou l’autre ? Formulé autrement : faut-il avoir sa messe tous les dimanches en navigant dans le délitement mortel de la FSSPX, ou faut-il parfois être privé de messe ? Cela dépasse l’entendement d’un certain nombre, mais Mgr Lefebvre vous répondrait certainement qu’il n’y a aucun problème à ne pas participer à ce qui représente un danger pour la foi et qu’il n’y a pas de faute à être privé de messe dans certaines circonstances. Le saint évêque a gravement déconseillé d’entendre la nouvelle messe, puis la messe des ralliés et n’hésiterait pas à le faire actuellement pour les messes de sa FSSPX tombée un état de mise en danger grave de la foi.
Certains, plus soucieux de sacrements que de ce qui est exigé pour la fidélité au Christ, ne nous suivront pas.
D’autres s’arrêteront par lassitude d’être traités en parias ; ils leur faut une belle église… mais qu’ils se souviennent de la priorité entre les bâtiments et la foi (saint Athanase).
D’autres enfin ne comprendront tout simplement pas ce qu’ils prendront pour de l’imprudence ou de l’impiété : ils préféreront suivre la conduite de beaucoup en 1969 avec la nouvelle messe, ou celle des fidèles des nombreux instituts ralliés. Qu’ils voient la fin à suivre et évitent un mortel suivisme.
Plutôt que de penser tout de suite à déménager, sauf solitude totale, il faut faire des petits groupes.
Le but est de construire des bastions solides selon ce qu’avait entrevu le Père Calmel.
C’est au sein de ces bastions que la prière, la formation et le déploiement des activités paroissiales prendront leur sens.

- les écoles.  L'éducation est d'abord une question de famille et d'état d'esprit familial. La crise nous rappelle que les parents sont les premiers responsables de leurs enfants. 
- des évêques fidèles, des séminaires déjà remplis vous attendent. 

- tout ceci pour conduire à un apostolat sans compromis
Certains ont fait cette objection : «  la résistance n’a pas de développement propres, sauf à multiplier les évêques, et cherche à « faire son beurre » en dépouillant la FSSPX ».
La réalité est que la FSPPX fraude les âmes des bons catholiques qui la suivent. Ces âmes se retrouvent au contact de libéraux triomphants. Les bons catholiques doivent donc logiquement, tôt ou tard, se retrouver hors de la FSSPX.
Quant à la résistance, son but est d’attirer des âmes qui y voient la vérité catholique sans compromis. Actuellement les bonnes âmes qui se convertissent pensent et croient encore trouver dans la FSSPX l'arche de salut et ne connaissent pas trop la résistance si ce n'est que par les critiques de la FSSPX. La résistance n’a, quant à elle, pas attendu pour voir en son sein des nouveaux convertis.

Conclusion
Priez et agissez, agissez et priez, cessez de remettre au lendemain.
Cette partie n’a pas visé à l’exhaustivité. Si certains points vous ont paru négligés, revenez au début : agissez, prenez contact !

 Vous pouvez trouver ici et ici une liste de lieux de Messes, de responsables, des adresses et d'autres sites. 

Que Dieu nous bénisse ! Que sa sainte Mère nous inspire la bonne action !





lundi 19 juin 2017

Séjour itinérant de jeunes gens dans le Tyrol

Vous connaissez des jeunes gens qui ne savent pas que faire cet été ? Vous craignez que vos enfants s'ennuient cet été ? Vous cherchez un camp dynamique, sérieux, spirituel : inscrivez-vous au camp des Amis du Sacré Cœur qui se déroule cette année dans le Tyrol. 

L'aumônerie est également assurée tout au long du camp.


Contact pour de plus amples informations :
tél : 06 01 79 36 80
ajca@laposte.net




Fatima Primordial – I

Kyrie Eleison DXVIII (17 juin 2017)

Le monde est désaxé – Le destin montre-il sa malveillance ?

Obéissez à la Mère de Dieu. Les ténèbres deviendront lumière de clémence


Il y a des catholiques qui n’ont pas encore compris l’importance des apparitions et des messages de Notre-Dame adressés aux trois enfants de Fatima en 1917, au Portugal ; pas plus que des autres apparitions et messages reçus par Sœur Lucie des années plus tard. Et pourtant, l’Église n’a-t-elle pas officiellement reconnu en 1931 l’intervention de Notre-Dame au Portugal ? Notre-Dame n’en a-t-elle pas elle-même souligné la grande importance ? Voici le texte exact de la deuxième partie du Secret de Fatima officiellement reconnu par l’Église ; texte bien connu de nombreux catholiques, mais dont tous les hommes vivants sur cette terre doivent comprendre l’importance, ainsi que le soulignent les mots ci-après en caractère gras :—

Vous avez vu l’enfer où vont les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la Dévotion à mon Cœur Immaculé. Si l’on fait ce que je vais vous dire, beaucoup d’âmes se sauveront et l’on aura la paix. La guerre va se terminer. Mais si l’on ne cesse d’offenser Dieu, sous le règne de Pie XI, il en commencera une autre pire encore. Quand vous verrez une nuit illuminée par une lumière inconnue, sachez que c’est le grand signe que Dieu vous donne qu’Il va punir le monde de ses crimes par le moyen de la guerre, de la famine et des persécutions contre l’Église et le Saint-Père. »

« Pour empêcher cela je viendrai demander la Consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la Communion Réparatrice des premiers samedis du mois. Si l’on écoute mes demandes, la Russie se convertira et l’on aura la paix. Sinon elle répandra ses erreurs dans le monde entier, provoquant des guerres et des persécutions contre l’Église. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, plusieurs nations seront anéanties. [ . . . ] « A la fin mon Cœur Immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie qui se convertira, et il sera donné au monde un certain temps de paix. »


Notre-Dame parlait en 1917. « La guerre » mentionnée au début du texte était la première guerre mondiale (1914–1918), et « la guerre pire encore » désignait la seconde guerre mondiale (1939–1945) qui n’aurait pas eu lieu si tous les catholiques du monde, à commencer par le pape, avaient écouté Notre-Dame à Fatima. “Pour empêcher cela”, la Vierge est apparue en 1925 à Sœur Lucie, comme elle l’avait promis en 1917, pour demander la Communion réparatrice des premiers samedis du mois et en 1929 elle est apparue de nouveau à Sœur Lucie pour demander la Consécration de la Russie. Les catholiques, dans leur ensemble, et les ecclésiastiques en particulier n’y ont accordé que peu d’attention. C’est pourquoi, “la nuit illuminée par une lumière inconnue”, prophétisée en 1917 par Notre-Dame, s’est manifestée dans la nuit du 25 janvier 1938 sous la forme d’une incroyable lueur rouge visible dans le ciel de toute l’Europe. En septembre 1939, éclatait la seconde guerre mondiale, entraînant ses 66 millions de morts.

Alors, Fatima n’aurait pas d’importance ? Si l’on avait écouté la Sainte Vierge, nous aurions pu être préservés de la seconde guerre mondiale. Mais, qui plus est, nous aurions pu être sauvés du Concile Vatican II (1962–1965). Encore en 2017, Fatima pourrait nous sauver des conséquences désastreuses de ce Concile, si seulement assez de catholiques se réveillaient et faisaient ce que Notre-Dame a demandé.

Dans la citation ci-dessus, à la place des points de suspensions entre “anéantis” et “À la fin”, se situe ce que l’on connaît comme le « troisième secret » de Fatima, mais qui est en fait la troisième partie du seul et unique secret. Not re Dame a déclaré que ce texte devait être révélé au plus tard en 1960, si Sœur Lucie ne mourait pas avant. Mais il n’a toujours pas été publié, très probablement parce qu’il y est dit que le Ciel condamnait, dans son essence même, le prochain Concile qui devait avoir lieu. Mais les ecclésiastiques aveugles, accrochés à leur projet chéri du Concile imminent, ont osé affirmer que Notre-Dame avait dit que le secret pouvait être publié à partir de 1960. Mensonge éhonté s’il y en a. En fait, si seulement les ecclésiastiques avaient écouté Notre-Dame, Fatima aurait pu conjurer l’impiété de l’homme du XXe siècle, et protéger non seulement le monde mais également l’Église. Comment penser que Fatima serait sans importance ?

Chers lecteurs, priez le Saint Rosaire et pratiquez la Dévotion des Premiers Samedis du mois comme l’a demandé Notre-Dame de Fatima. Lorsque nous serons suffisamment nombreux à écouter la Sainte Vierge, a lors l’Église et le monde recommenceront à tourner rond.

Kyrie eleison.

samedi 17 juin 2017

Les trahisons épiscopales

S.E. Mgr Jean-Michel Faure nous fait part de sa réaction au sujet d'une lamentable trahison de l'évêque de Grenade. Cette ville fut le symbole de la victoire de la Reconquista espagnole contre l'islam. Elle est aujourd'hui livrée à l'ennemi . D'un côté un évêque suisse livre la fsspx à la communauté organisée" et à la Rome conciliaire ( cf l'émission conflict zone) et d'un autre, les chrétiens sont livrés à l'islam conquérant.

La mairie de Grenade, qui est maintenant gouvernée par le Parti Socialiste, a cédé la Plaza del Triunfo (Place du Triomphe), qui est un endroit très important de dévotion a la Très Sainte Vierge -il y a une grande image de la Vierge-, à des groupes musulmans pour tenir une prière de masse en raison du Ramadan. La prière musulmane massive eut lieu sous l'image de la Vierge.


Certains groupes de catholiques de la ville ont organisé un chapelet de réparation après cette prière musulmane, et l'archevêque de Grenade, Mgr. Javier Martínez, a retiré son autorisation pour ce chapelet de réparation en disant que "la liberté religieuse est un bien suprême que l'Église défend et protège en face de tous les obstacles qu'on peut opposer", et que "les chrétiens ne font pas de réparations pour les prières des fidèles d'autres confessions religieuses". Mgr. Martínez a ajouté que "l'initiative de convoquer ce chapelet n'est pas de l'Église et elle n'est pas autorisée, ni elle n'est pas prise en charge par l'autorité ecclésiale".

En plus, la mairie socialiste a financé toutes les affiches et la publicité du Ramadan islamique, qui ont été distribuées partout dans la ville, avec le silence de l'Archevêché.

Une des informations originales (en langue espagnole):
http://www.eldiario.es/andalucia/granada/Iglesia-defiende-libertad-religiosa-Granada_0_654434874.html

La fête continue et n'est pas prête de s'arrêter

Un de nos lecteurs nous envoie l'information suivante :
« Le trinitaire est le bulletin mensuel du prieuré d'Etcharry. 

Pour le mois de juin, M l' abbé Aldalur a voulu publier une étude sur la prélature personnelle qui devait être exposée sur trois numéros. 

Malheureusement, la semaine dernière, il s' est absenté trois jours pour prêcher une retraite de préparation à la communion solennelle à des élèves et une personne (de la communauté ou du corps professoral) a profité de cette absence pour faire remonter à Suresnes le contenu de cette étude. 

Lorsqu'il est rentré au prieuré, Le trinitaire du mois de juin, qui été publié mais pas distribué, avait été censuré et les fidèles d'Etcharry ont lu, à la place, le texte "tels que nous sommes" de M l' abbé Bouchacourt.
Les bulletins originaux ont disparu...[...]»

mercredi 14 juin 2017

Comment détruire un prêtre en une ... mutation

La mutation-sanction de M l'abbé de la Rocque vient d'être annoncée. Il doit se rendre aux Philippines. Cette très lourde sanction révèle  la volonté pertinace des supérieurs de l'actuelle fsspx  d'arriver à une prélature avec François.  Prions pour que l'abbé de la Rocque ait le courage de rejoindre M l'abbé Chazal et la Compagnie de Marie .

Voici quelques commentaires : 
Mikaël (http://resistance.vraiforum.com/t280-Comment-d-truire-un-pr-tre-par-une-petite-mutation.htm)  Nous venons d'apprendre que l'abbé de la Rocque est "muté" aux philippines. Soit au plus court à 11.106,64 km de Paris.
Il aura donc toutes les peines à maintenir un contact avec les "méchants antilibéraux français qui ne veulent pas du ralliement à la Rome de François".
Pour plus de sécurité, ll n'est pas nommé prieur de Manille mais Il est nommé à Davao, annexe de Manille, dans le Sud Est des Philippines (essayez de trouver ce trou sur une carte !)
Mais ce n'est pas tout ..Il lui faudra apprendre le Cebuano pour s’entretenir avec 75 % des habitants du lieu où il est nommé, et pour les autres habitants, le Tagalog, le Hiligaynon et le Bagiboo !

Quel prêtre d'un certain âge pourrait supporter un tel changement ? L'abbé de la Rocque est certes encore assez jeune et souple pour pouvoir supporter un tel traumatisme.

Mais un prêtre de 60 ans ou de 70 ans ?

Cette sanction est donc un avertissement (aux anciens surtout) pour tous ceux qui seraient tentés de résister d'une façon ou l'autre à la politique de ralliement de Mgr Fellay.
Ou celui-ci  : 
 Rita : Il rejoint donc le district d'Asie. En étudiant le fil concernant l'état d'esprit de ce district face au ralliement, l'abbé de La Rocque a tout loisir pour adapter son discours à l'esprit régnant en ces lieux : il n'a pas seulement à apprendre des langues, il lui faut apprendre à penser comme ses supérieurs ... C'est la leçon de ces événements ! 
http://resistance.vraiforum.com/t273-unit-de-foi-avec-le-pape-fran-ois-et-reconnaissance-canoniq.htm

Monsieur l'abbé, n'y a-t-il pas plus utile à faire pour étendre le règne de Dieu et sauver les âmes ? C'est un véritable lavage de cerveau que vous allez subir. Et pendant que vous apprendrez les langues et ferez taire vos scrupules pour entrer dans l'état d'esprit du district, que deviendront les bonnes âmes que vous avez eu le courage d'avertir du danger à Paris ?

 Un ami de reconquista nous écrit ceci :
M. l'abbé de La Rocque serait nommé au fin fond des Philippines, à plus de 11 000 km de Paris, à Davao, dans la grande île de Mindanao au sud de l'archipel, un secteur qui est depuis des années plus ou moins sous la loi martiale en raison de l'insurrection musulmane qui ressurgit régulièrement et qui s'affilie aujourd'hui à Daesh.

Le site du District d'Asie, dont le supérieur est M. l'abbé Karl Stehlin, vient de faire paraître, avec l'autorisation de Menzingen, un long article essayant de montrer que ceux qui sont opposés à une reconnaissance par la Rome conciliaire sont dans l'erreur.

Sans doute, M. l'abbé de La Rocque (48 ans) prendra-t-il cela avec soumission et optimisme : il va non seulement devoir réviser son Anglais, mais surtout apprendre le Cebuano et le Tagalog, entre autres dialectes, s'il veut confesser et prêcher. C'est ce qu'a fait M. l'abbé Tim Pfeiffer (frère de M. l'abbé Joe Pfeiffer), qui est aussi en poste à Davao sous haute surveillance. Mais c'est un ancien missionnaire des Indes, très spartiate, optimiste lui aussi, et du même âge : 47 ans.

Cependant, à bientôt 60 ans, M. l'abbé Scott (un médecin, ancien Supérieur du District des États-Unis) moisit depuis des années dans un trou au Zimbabwe pour déviationnisme idéologique.
L'actuelle fsspx ne serait elle pas devenue une vaste prison mondiale de résistants ? A suivre...


 

mardi 13 juin 2017

Quelles sont les cibles du pape François ?

 L'analyse suivante n'est pas dépourvue d'intérêt même si elle a ses limites (L'auteur ne voit pas que le pape Benoît XVI est tout autant moderniste que François même si son modernisme est plus teinté de conservatisme). Mais il n'est pas mauvais de relever jusqu'où l'orgueil moderniste peut conduire le clergé catholique, pape compris. 

Homélies du matin, fragments de jésuitisme moderniste https://cronicasdepapafrancisco.wordpress.com/2017/05/31/omelie-del-mattino-schegge-del-gesuitismo-modernista/   31 mai 2017.                                                         

* * *

Qui sont les «cibles» du pape François dans ses homélies matinales à Sainte Marthe?

L'homélie du 30 mai du pape François à Sainte Marthe (cf. fr.zenit.org) a fait grand bruit. Diverses, les interprétations, diverses, les hypothèses, unanimes les doutes et le sentiment de scandale.

Tout cela, à dire vrai, n'est plus une nouveauté. Ce qui est nouveau, c'est la méthode du Pape qui a transformé la messe du matin, qui devrait être célébrée dans l'intimité avec le Christ pour commencer au mieux la journée, en une scène d'où il lance - quotidiennement - un anathème contre des personnes non identifiées. Au point que le tabernacle est mis «de côté» et au centre, il n'y a plus l'Eucharistie, mais la parole du Pape, ce Pape qui par ailleurs aime beaucoup s'auto-citer et réinterpréter les Écritures selon l'anathème qu'il va lancer et à qui il va le lancer.

Une bonne façon de lire ces homélies matinales, sans se laisser conditionner par les pires frustrations, étant de se poser à soi-même les questions épineuses que le Pape propose en guise de réflexion sur les Lectures du jour, pour un bon examen de conscience, on peut dire aussi que la chaire de Sainte Marthe, est devenue la «tribune» d'où le pape François aime se dresser tous les matins pour lancer foudre et éclairs contre ceux qui ne pensent pas comme lui!

Dit en un mot: est-il vraiment crédible que le pape François s'en soit pris à Benoît XVI dans son homélie du 30 mai [Le vrai pasteur sait prendre congé]? Quelqu'un a suggéré que Bergoglio n'avait pas digéré la magnifique préface de Benoît XVI au livre du Cardinal Sarah en défense de l'Eucharistie et de la saine Liturgie, et la préface en défense de Sarah isolé par le pape François, et il aurait réagi en se déchaînant avec ces mots très durs dans l'homélie d'hier matin. C'est possible, Bergoglio a une personnalité directe et spontanée, ce n'est pas un diplomate, il dit ce qu'il pense, même s'il se trompe, il se soucie davantage d'être lui-même que de protéger sa charge des embarras qu'il crée souvent lui-même. Quoi qu'il en soit, nous vous conseillons de lire et méditer l'article d'Aldo Maria Valli, sur le sujet [cf. Les miséricordieux perdent leurs nerfs].

Toutefois, nous lisons dans cette homélie quelque chose d'encore plus grave qui se profile peut-être à l'horizon. Nous allons essayer de vous le faire partager.
Nous suivons TOUS les jours le magistère actuel, lisons toutes les source officielles, car il est fondamental de ne pas s'arrêter aux journaux et à leurs gros titres ou affirmations, et c'est aussi une richesse énorme pour nous de nous tenir au courant et de méditer sur les documents papaux et tout ce qui les concerne ...

A présent, parcourez attentivement le magistère du pape François, celui officiel, justement, de ces quatre années et vous constaterez que dans TOUS les textes il ne cite que lui-même et ses propres textes. Quand il cite Paul VI ou Jean-Paul II, ou Benoit XVI, il le fait NON PAS comme citation d'un texte pour confirmer l'enseignement de toujours, mais en extrapolant quelques phrases dans les textes de ces papes, qu'il utilise pour CONFIRMER ce qu'il dit et qu'il arrive à déformer. Un exemple frappant est le cas des deux citations d'Amoris Laetitia de Jean-Paul II et de saint Thomas d'Aquin, mais complètement RETOURNÉES, au point que sur La Bussola, le Dominicain Riccardo Barile a dû intervenir pour corriger son confrère Schönborn, puisque cette citation - incorrecte - dans le texte du pape ÉTAIT DE LUI, comme lui-même l'a affirmé .... et ce n'est pas par hasard que sont nées les fameuses «dubia» (*)].

Bref, le pape François ne cite plus, ne cite jamais, les Pères de l'Église, le Catéchisme ou le magistère pétrinien, mais ce faisant, il en crée un tout nouveau en rupture avec l'enseignement bimillénaire de l'Église.

C'est dans ce scénario qu'il faut situer les homélies matinales, parce qu'elles sont la seule opportunité qu'a Bergoglio de pouvoir rencontrer les gens - choisis et soigneusement sélectionnés par lui - et de leur parler de «ses» projets, de «sa» vision de l'église futuriste. Puisqu'il ne peut pas dire ouvertement et explicitement que son projet est celui de Karl Rahner, adopté par le jésuitisme moderniste des années 60-70, dont Pedro Arrupe est devenu le porteur, et dans lequel Bergoglio lui-même a été formé, il est évident qu'il doit dissimuler ce projet.

Et quel meilleur expédient qu'une «innocente» homélie matinale, en présence de prêtres, d'évêques et de cardinaux pour transmettre SA RÉVOLUTION?

De quelle «révolution» parlons-nous? La révolution du jésuitisme moderniste! Et qu'on ne nous accuse pas d'obsessions ou de complotisme, lisez les faits avant de refuser une confrontation honnête! La révolution jésuitiste est la suivante: leur projet est de catholiciser tout ce qu'il est impossible (pour eux) de convertir, et de fait, le mot 'conversion' a été supprimé; les âmes ne doivent plus être converties MAIS ACCOMPAGNÉES ... Voici quelques exemples que vous trouverez à travers les faits.

Déjà au siècle dernier, les jésuites modernistes réalisèrent qu'ils n'avaient plus d'espoir de convertir les protestants, et ils commencèrent à étudier autour d'une table, à travers la «nouvelle Théologie» (en français dans le texte) comment catholiciser la doctrine protestante; la même chose était arrivée pour le marxisme et la doctrine communiste transformée en Théologie de la Libération, puis en Théologie du Peuple, auxquelles Bergoglio est sensible et dont il est porte-parole. Avec l'avènement de l'oecumania alimenté par l'"esprit" du Concile Vatican II, les nouveaux pasteurs modernistes, n'étant plus en mesure de se vouer au martyre pour que les Âmes se convertissent, avec l'aide des établissements jésuites, ont commencé à catholiciser toutes les religions, en les plaçant sur le même plan que la Foi unique de l’Église catholique. Si vous n'êtes pas d'accord, il suffit de lire la dénonciation de Ratzinger quand il a découvert que le mot ÂME avait disparu du nouveau Missel (cf. ooperatores-veritatis.org).

Complotisme? Nullement, mais plutôt réalisme d'un projet créé autour d'une table et dont le principal relais est aujourd'hui le Pape. A partir de cette réalité, on peut comprendre les nombreuses interventions de Bergoglio contre les catholiques décidés à rester fidèles non pas à l'église d'«un pape», ou de «mon pape», mais à toute l'Église bimillénaire officielle et à tous ses enseignements. Les homélies du matin servent au pape François à procéder à une sorte de «lavage de cerveau», à une rééducation À SA RÉVOLUTION, pour l'émergence d'une église faite «à son image et ressemblance» de pensée.

Et de qui se sert-il? De personnages discutables comme Paglia, Galantino, Schönborn, Kasper, Maradiaga, pour n'en citer que quelques-uns; et puis il en insère d'autres, de la nouvelle garde, à travers ses nominations; et quelle meilleure occasion que l'homélie matinale pour indiquer ses directives et sa volonté? Pour ceux qui n'acceptent pas ces directives, Bergoglio réagit de trois façons - preuve à l'appui: la première est l'isolement de ceux qui ne pensent pas comme lui, s'il ne peut pas les déplacer; la deuxième consiste à les laisser aux mains de ses disciples sans intervenir; la troisième est le déplacement s'il s'agit d'un évêque ou d'un cardinal.

                                                               * * *

Et ici nous arrivons à la fameuse homélie du 30 mai: à qui était-elle adressée?

Pour ne citer que quelques noms concrets, Bergoglio en a après Caffara, après Negri, et il craint que les évêques et les cardinaux qui doivent prendre leur retraite à 75 ans, puissent se coaliser pour donner lieu à une forte résistance contre certaines de ses prises de position de nature à modifier la doctrine catholique, parce que c'est le scénario le plus authentique de la future l'Église.

L'homélie avait déjà été anticipée à plusieurs reprises par le pape François contre les évêques «rigides, nostalgiques de la sobriété, de la rigueur doctrinale...», mais il ne donne JAMAIS de noms, laissant chacun non seulement penser à lui-même pour comprendre où il en est, mais parfois juste pour lancer la discussion! Il a dit en plusieurs occasions, qu'il aime la discussion et c'est l'une des raisons pour lesquelles il n'expliquera jamais ses interventions, permettant à chacun de les comprendre comme il le souhaite. Il veut que les gens l'aiment pour ses gestes (quand dans une interview on lui a demandé comment il voulait qu'on se souvienne de lui, il a répondu: «il me suffit que les gens disent de moi que je suis bon/un brave homme ...») et qu'il paraisse ouvert à tous, ouvert aux défis, ouvert à la discussion, sauf qu'ensuite, il ne répond pas quand il devrait clarifier sa pensées imprudente et perturbante.

Toute personne qui ne pense pas comme lui est un adversaire, elle devient ipso facto «contre» l’Église, prenant à la lettre une citation de Benoît XVI mais extrapolée de son contexte et manipulée selon d'autres critères: "on est dans l’Église non par prosélytisme, mais par ATTRACTION".

Bergoglio veut attirer vers lui les personnes, ces 80 et même 90% des catholiques - et non-catholiques - qui tout en ayant une âme sensible, ne connaissent rien de l’Église et du magistère officiel. On peut donc être en désaccord avec le catéchisme, avec les dogmes et la doctrine, mais malheur à ceux qui disent ne pas être d'accord avec le pape François quand, en fait, il renverse les doctrines ...

Depuis quatre ans, il crée un «nouveau» magistère, liquide, sans fondement, sans patristique, sans catéchisme, sans doctrine, parce que telle doit être la «nouvelle église» voulue par le modernisme, une église fondée sur les émotions et les sensations, sur l'accompagnement, indépendamment du péché dans lequel on se trouve, ou dans Dieu sait quelle foi, sans nécessité de se convertir, mais plutôt pour cohabiter tous ensemble dans une grande orgie de sentiments.

Pourquoi parlons-nous de modernisme? Parce que, à lire attentivement et honnêtement l'homélie du pape François, elle semble un avertissement légitime à ces évêques qui feraient des COMPROMIS avec le monde, et on peut partager en toute quiétude son triple rappel (méthode jésuitique):

1. Des pasteurs sans compromis;
2. Des pasteurs qui ne s'approprient pas le troupeau;
3. Des pasteurs qui ne se considèrent pas comme le centre de l'histoire, prêts à partir.

Mais est-ce vraiment ainsi? A quoi se réfère le pape quand il tape sur les pasteurs prêts à défendre le catéchisme et la saine doctrine de toute tentative de renversement? Qui sont ces pasteurs qui feraient des compromis (sinon les bergogliens, aujourd'hui au pouvoir, en utilisant ses propres mots), et quels sont ces compromis dont il ne parle jamais? Et quand il parle des évêques qui doivent «apprendre à prendre congé», de qui et de quoi? Peut-être que le pape ne sait pas qu'un évêque l'est jusqu'à la mort, à moins qu'il ne devienne hérétique, et qu'il n'y a pas de retraite dans la Vigne du Seigneur? Alors, à qui fait-il allusion?

Vous vous rappelez le jésuite James Martin? Celui qui a dit que certains saints étaient gay? Eh bien, c'est le nouveau consultant de la communication du Vatican, nommé directement par Bergoglio et soutien connu des associations LGBT ... Qui sait pourquoi je pense au jésuite Richard McSorley, mieux connu comme «prêtre marxiste» - cf. cooperatores-veritatis.org - qui a inventé le «Jésus anti-institutionnel», celui avec les cheveux longs, avec le pouce levé, le beau parleur «hippie» avec sa philosophie du «laisse-toi aller, quel mal y a-t-il!». Son nouvel évangile de l'ammmour, de la libération, de la liberté, de la prospérité, le Jésus «pote» et compagnon, le Jésus rock and roll, le Jésus existentiel qui sort de l'église et des tabernacles pour plonger parmi les gens dans des comédies musicales ... l'histoire se répète, et s'enfonce (/sombre).

                                                                           * * *

Concluons avec ces paroles prophétiques de Saint Pie X dénonçant la ruse des modernistes, que nous vous laissons méditer: 

«Ces hommes-là peuvent s'étonner que Nous les rangions parmi les ennemis de l’Église. Nul ne s'en étonnera avec quelque fondement qui, mettant leurs intentions à part, dont le jugement est réservé à Dieu, voudra bien examiner leurs doctrines, et, conséquemment à celles-ci, leur manière de parler et d'agir.
Ennemis de l’Église, certes ils le sont, et à dire qu'elle n'en a pas de pires on ne s'écarte pas du vrai. Ce n'est pas du dehors, en effet, on l'a déjà noté, c'est du dedans qu'ils trament sa ruine; le danger est aujourd'hui presque aux entrailles mêmes et aux veines de l’Église; leurs coups sont d'autant plus sûrs qu'ils savent mieux où la frapper. Ajoutez que ce n'est point aux rameaux ou aux rejetons qu'ils ont mis la cognée, mais à la racine même, c'est-à-dire à la foi et à ses fibres les plus profondes. Puis, cette racine d'immortelle vie une fois tranchée, ils se donnent la tâche de faire circuler le virus par tout l'arbre: nulle partie de la foi catholique qui reste à l'abri de leur main, nulle qu'ils ne fassent tout pour corrompre. Et tandis qu'ils poursuivent par mille chemins leur dessein néfaste, rien de si insidieux, de si perfide que leur tactique: amalgamant en eux le rationaliste et le catholique, ils le font avec un tel raffinement d'habileté qu'ils abusent facilement les esprits mal avertis. D'ailleurs, consommés en témérité, il n'est sorte de conséquences qui les fasse reculer, ou plutôt qu'ils ne soutiennent hautement et opiniâtrement.»
(Pascendi dominici gregis, 8 septembre 1907).

lundi 12 juin 2017

Quelques notes de psychologie sociale appliquée à une société religieuse.

Pour compléter l'article La dure réalité d'un société subvertie, voici une deuxième annexe nous présentant quelques notes de psychologie sociale appliquée à une société religieuse.


« - Conrad Brean : Le président va entrer en guerre contre l’Albanie dans environ 30 minutes.
- Fad King : On va déclarer la guerre à l’Albanie ?
- CB : Non, on ne déclare pas la guerre. On entre en guerre. On n’a pas déclaré de guerre depuis la Deuxième Guerre Mondiale. »

Barry Levinson, Des hommes d’influence, 1998.

1) Remettre la crise de la FSSPX dans son contexte de « féminisation des sociétés ». Les fidèles de FSSPX ne se voient pas tels qu’ils sont.

Robert de Niro (Conrad Brean) souligne dans ce dialogue célèbre un fait important : on ne déclare plus la guerre aujourd’hui, on entre en guerre. La nouvelle expression n’a plus la clarté et la franchise de la précédente.

Pourquoi a-t-on changé ?

Si l’on est moins clair, c’est qu’il doit y avoir quelque chose d’inavouable.

Si l’on est moins franc, c’est qu’il doit y avoir un mensonge. C’est qu’il doit y avoir aussi un défaut de caractère qui empêche d’agir selon la vérité.
Pasteur fort
Ce changement trahit un abandon des vertus viriles.

En ingénierie sociale, cela s’appelle la « féminisation des sociétés ». Cette « féminisation » implique une baisse des vertus intellectuelles et un abandon de l’usage de l’intelligence et de la raison. L’usage des concepts justes et la recherche de la vertu se raréfient.

Pourtant, le mépris de l’intelligence et la place trop grande accordée aux sentiments et à la volonté ne sont pas des gages de paix, bien au contraire.

Laissée à l’abandon, l’intelligence s’atrophie et transmet de moins en moins d’informations justes à la volonté. La volonté se décide sur des représentations aberrantes du monde. La sensibilité avec ses passions de moins en moins contrôlées vient agiter la volonté. Le mélange est nocif, surtout dans une nature déjà blessée.

Les personnes les moins scrupuleuses peuvent alors en profiter pour faire avancer des projets inavouables.

2) Aujourd’hui, les plus grandes destructions se font toujours dans un but de progrès et de compassion. Nous verrons que ce qui se passe dans la FSSPX n’échappe pas à la tendance.

Le dialoguiste de Levinson est dépassé.

D’abord parce qu’on n’entre plus en guerre contre un pays mais dans un pays. Ex. : La France entre en guerre en Libye.

Ensuite, parce qu’on entre en guerre « pour » , par exemple « pour la démocratie ».

Enfin, parce que si l’on entre en guerre « contre », c’est contre un « régime » dont on a précédemment détaillé tous les crimes, vrais ou faux.

C’est comme ça qu’un massacre devient humanitaire de nos jours : on entre en guerre toujours pour un motif empreint de compassion.

Au passage, il faut noter le traitement cognitif de choc.

Sans ce traitement, impossible de faire accepter que des millions de morts injustifiées deviennent soudain le fruit du bien et du progrès.

Ce traitement consiste en l’injection dans l’esprit du public d’« éléments de langage » façonnés dans le but de « fabriquer le consentement ».

3) Les grandes batailles se livrent et se gagnent d’abord dans les esprits.

Les exterminations les plus réussies se préparent dans les cerveaux. Pour Sun-Tzu, les guerres réussies sont celles qui sont gagnées avant d’être livrées et même sans être livrées. Pour exterminer l’adversaire, il faut exterminer les idées qui le protègent. Il faut entrer dans son esprit.

Il y a deux grands avantages.

Si le motif de la guerre est inavouable, inutile de le révéler.

Si les vertus viriles ne sont pas notre fort ou si l’usage de la violence physique est prohibé, inutile de verser du sang.

C’est un immense avantage dans le domaine religieux où la violence physique est mal vue.

Et un immense avantage à notre époque où les projets inavouables abondent et les vertus viriles disparaissent.


4) Pour gagner le contrôle des esprits dans un groupe, il faut contrôler les réactions de confiance, de méfiance et d’indifférence.

« Nous allons nous rallier à l’Église issue de Vatican II. Dans certains secteurs apparaissent des traditionalistes réfractaires. Comment faire ? »

Le chef de guerre actuel ne dégaine pas sa « personnalité autoritaire » au sens de l’école de Francfort, il se pare des vertus de la « personnalité compassionnelle ».

S’il agit par compassion, il peut faire ce qu’il veut, ce sera toujours une personne « bien ». Plus c’est une « personne bien », plus il a la confiance du public et plus il éteint les foyers de méfiance. Il obtient une heureuse indifférence de la majorité.

Revenons à l’exemple. Comment obtenir la confiance ou l’indifférence bienveillante ? Il faut d’abord un motif généreux et compassionnel : « Pas de panique, ce ralliement n’est pas une trahison. J’attire votre attention sur le fait que nous allons sauver l’Église et au passage réparer une profonde injustice subie par notre société religieuse et vous-mêmes, chers fidèles. »

Constatons-le : à cause d’une tentative de ralliement prématurée en 2012, une certaine indifférence malveillante existe chez beaucoup encore dans la FSSPX.

Néanmoins, grâce à :

- une politique habile de segmentation des fidèles par district,

- le dénigrement systématique des opposants à la politique de ralliement,

- l’écoulement d’un certain laps de temps,

- la possession du pouvoir de confectionner les sacrements,

les ralliéristes ont obtenu le contrôle des réactions de confiance, d’indifférence et de méfiance des fidèles.


5) Après avoir obtenu la confiance ou l’indifférence suffisantes, on peut commencer à « pirater » les esprits.

Le nœud de la guerre est là. Comment effacer les frontières de l’intérieur et de l’extérieur, du vrai et du faux, de la perpétuation et du suicide, du bien et du mal, de façon à tuer l’esprit de mon adversaire ?

Chaque fidèle de la FSSPX possède en lui une part traditionaliste, c’est-à-dire catholique cohérente et intransigeante, c’est-à-dire catholique. C’est cette part qu’il faut exterminer et c’est contre les résistants qu’il va falloir « entrer en guerre ».

Le coup de maître est de dire : « L’église conciliaire n’existe pas, seule l’Église catholique existe. Accordons-nous. » Et c’est passé, en 2013-2014.

Depuis,tout le monde parle de confusion.

Mais comme une certaine confiance règne, au moins une grande indifférence, tout le monde se jette dans les bras généreusement ouverts du chef. Pourtant, ce chef les appelle à l’unité autour du nouveau principe d’effacement des frontières d’avec la Rome moderniste.

Donc, plus le catholique de la Tradition se rapproche du centre d’unité, plus il est pris de convulsion en raison des déchirements dans sa conscience (Cf Mgr Tissier) 

Que faut-il faire ?

Il faut arrêter de revenir sans cesse à ce qui provoque et provoquera toujours plus l’agitation et le désordre. Il faut s’opposer à un chef maintenant soumis à sa propre erreur et y opposer une foi et une intelligence libre de cette erreur.

En deux mots, il faut développer des qualités d’homme. Malheureusement, à notre époque, il y a pénurie. On préférera subir l’extermination furtive du traditionalisme et son remplacement par le conservatisme libéral. On espère en obtenir la paix, au prix du silence, de la compromission, du lâchage des protestataires, de la destruction de la foi et des mœurs etc... Mais ça ne va pas marcher.


Pasteur charitable

6) Après l’extermination des réfractaires, la nouvelle FSSPX va rentrer dans un nouveau cycle d’extermination

Mgr Fellay n’aura bientôt plus la haute main sur la FSSPX. Le pape et les ardents défenseurs du satanique projet « Nostra Aetate » entrent en guerre contre les traditionalistes au travers de Mgr Fellay. Ils lui délèguent le pouvoir d’exterminer les idées traditionalistes. Pendant ce temps, ils peuvent garder le sourire pour ceux qui donnent leur consentement à la transformation du mouvement. Mais ils ne vont pas se satisfaire du conservatisme qui va émerger dans la nouvelle FSSPX. La rage du démon s’enflamme toujours plus contre ceux qui consentent au mal.

Ce n’est pas le pire.

Le plus affreux est que Dieu peut même faire mourir dans le désert ceux qui l’irritent en ne suivant pas sa loi. « Si vous entendez ma voix, n’endurcissez pas votre cœur… pendant quarante ans, j’ai été avec eux… toujours ils détournent leur cœur… ils ont érigé un veau d’or… j’ai juré dans ma colère : ils n’entreront pas dans le royaume des cieux » . « J’ai tout fait pour t’unir à moi… j’ai rencontré un cœur de pierre » (Mgr Lefebvre, conférence spirituelle 14/02/1983)

7) Pour éviter l’extermination, il faut être des hommes

Cela est dit sans naturalisme. L’homme est celui qui vit dans le principe de réalité : 2+2=4 et pas 5 ou 4,0001, même si ce résultat vient contrarier sa quête de plaisir immédiat.

L’homme est celui qui, par l’usage dû de son intelligence et de sa volonté, Dieu aidant, refuse son consentement au mal.

Si les autorités du Vatican enseignent et montrent le mal, je ne les écoute pas et je m’en éloigne. Si la FSSPX se rallie, je m’en éloigne, même si je dois aller plus loin pour avoir la messe dominicale et rompre avec des amis. Ce n’est pas difficile à comprendre. Dieu, de son côté, ne fait jamais défaut envers ceux qui n’endurcissent pas leur cœur.


8) Pour être un homme, il faut sortir de l’enfance

L’enfance se caractérise par plusieurs points :

- l’enfant cherche les satisfactions immédiates (ce qui se passe est peut-être grave pour la foi, mais j’ai MA messe tous les jours)

- son sens de l’observation manque de précision (François a l’air gentil)

- son attention est de courte durée et on le fait facilement passer d’un sujet à l’autre (les lectures utiles sont toujours trop longues)

- il ne se soumet pas aux exigences d’une logique même élémentaire (Si la FSSPX ressemble à la FSSP, alors je vais à la FSSP, c’est plus proche de chez moi)

- il invente sa réalité (A Rome, sous Benoît XVI, les choses ont vraiment changé…)

- il a besoin d’un plus grand pour se déterminer à poser une action un peu compliquée (jusqu’à 3000€ je peux, mais 3001€, il me faut une autorisation)

-il croit volontiers les grandes personnes (les prêtres sont compétents sur tous les sujets)

Et c’est normal. Le rôle du père est alors de le tirer de son imagination et de son caprice perpétuel pour l’introduire à la réalité.

Quand on observe les traits d’un enfant chez un adulte, on dit qu’il est « infantile ».

Et il faut sortir d’un tel état. Courage !

dimanche 11 juin 2017

Hypocrisie Raffinée


Kyrie eleison DXVII (10 juin 2017)  

Méfiez-vous de François et de sa bonne mine –

A l’Église ce Pape arrache les racines.


Supposons donc, avec le premier des deux articles de l’abbé Gleize (voir le « CE » d’il y a six semaines) qu’il n’est pas certain qu’un Pape ne puisse pas tomber dans l’hérésie. Pour le salut des âmes depuis Luther jusqu’à nos jours, Dieu a pu donner aux Autorités de Son Église décadente de la Cinquième Époque des grâces spéciales pour résister à la décadence, mais cette Époque a pris virtuellement fin avec Vatican II. Les Papes Conciliaires ont été mortels pour l’Église. Mais sont-ils des hérétiques formels ? L’intérêt du deuxième article de l’abbé Gleize se situe dans sa mise en lumière de la manière dont ces Papes ont réussi à assener à l’Église un coup mortel en subvertissant la doctrine catholique, tout en semblant rester catholiques. Et quelle est au juste leur technique ? L’abbé Gleize examine le cas des cinq « dubia », ou points douteux suscités par les quatre Cardinaux contre le texte du Pape François, Amoris Laetitia (AL) : ces points font-ils de lui quelqu’un qui nie consciemment et pertinacement une doctrine définie par l’Église ? Apparemment, non, dit l’abbé Gleize, mais dans la pratique, oui.

Apparemment, non, parce qu’avec chacun des cinq points le Pape François ne nie pas directement la doctrine de l’Église. Plutôt il la laisse ambiguë, ou l’omet. Le premier des cinq points est un exemple de l’ambiguïté : le pape ne dit pas, « Les divorcés peuvent recevoir la Communion, » mais « Dans certains cas les divorcés peuvent recevoir la Communion. » Ici le « Dans certains cas » se laisse interpréter strictement ou largement. C’est ambigu, d’une ambiguïté apte à subvertir la loi de l’Église, parce qu’il n’y a que trop de prélats et de prêtres et de divorcés qui seront heureux de l’interpréter largement.

Pour les quatre autres points le Pape ne subvertit pas la doctrine catholique en la niant mais en l’omettant. Par exemple (quatrième point), il ne dit pas, « Il n’y a rien de tel qu’un acte objectivement peccamineux, » parce que l’Église a toujours précisé toute une série de tels actes, à partir des Dix Commandements de Dieu. Plutôt le Pape dit, « Le péché objectif n’entraîne pas nécessairement la culpabilité subjective. » Bien sûr, l’Église n’a jamais nié qu’il puisse y avoir dans le concret des circonstances pour tel ou tel acte qui lui enlèvent sa culpabilité, mais mettre en valeur ainsi l’excuse subjective, c’est mettre en sourdine le péché objectif. Les pécheurs seront enchantés ! Quant à la culpabilité subjective de telle ou telle personne qui commet l’acte, l’Église a toujours mis en avant la nature objective de l’acte et son bien ou mal moral. Deux proverbes disent la même chose : « L’exception prouve la règle », et « Les cas difficiles font de mauvaises lois ». Donc en s’appuyant sur ces cas difficiles le Pape subvertit le droit de l’Église (et le bon sens aussi) par son subjectivisme, tout en évitant de contredire directement le droit de l’Église. L’abbé Gleize en conclut que les cinq doutes des quatre Cardinaux sont amplement justifiés.

N’empêche, le Pape brouille les pistes en ne faisant aucune déclaration dogmatique ni anti-dogmatique. Il écrit lui-même dans AL que son but y est de « recueillir des deux Synodes quelques idées sur la famille, avec d’autres considérations susceptibles de guider la pensée ou le dialogue ou la pratique pastorale ». Ainsi professe-t-il exprès que son but n’est pas dogmatique. D’où la difficulté de lui attacher la censure d’ « hérétique formel. » Mais tout comme Vatican II s’est professé un Concile purement « pastoral », i.e. non-doctrinal, et pourtant il a chambardé toute la doctrine et l’Église catholiques, de même le Pape dans AL nie qu’il y donne un enseignement doctrinal, et pourtant il fait sauter toute la morale et la famille catholiques. C’est la technique de subversion typiquement communiste ou néo-moderniste de recourir à la pratique pour subvertir la vérité, non pas en principe mais en pratique. Comparez ce que dit Rome à Mgr Fellay : « Faites-vous reconnaître d’abord, et nous parlerons de la doctrine après. » Ou bien comment Mgr Fellay parle à la Fraternité : « Nous ne changeons rien à la doctrine, » alors que lui-même il ne souffle guère plus un mot de critique sur la destruction de l’Église par le Pape. Mgr Lefebvre l’aurait-il tue ? Énoncer la question, c’est y répondre.

L’abbé Gleize conclut que le Pape François n’est peut-être pas un « hérétique formel », mais qu’on peut certainement dire qu’il « favorise l’hérésie ». De ces deux censures, c’est « hérétique formel » qui devrait être pire, mais pas à ce moment-ci vers la fin de la Cinquième Époque de l’Église, où l’hypocrisie des ennemis de l’Église est plus raffinée que jamais. Que le Ciel nous vienne en aide plus que jamais ! Priez tous les quinze Mystères du Rosaire tous les jours !

Kyrie eleison.

samedi 10 juin 2017

Mgr Williamson à Perpignan


En ce début juin, pour sa septième visite à Perpignan,  malgré les homélies assassines des desservants du prieuré de la FSSPX, malgré l’heure tardive, la difficulté du sujet et la durée de la conférence décortiquant toutes les erreurs contenues dans « DIGNITATIS HUMANAE »,  malgré l’heure matinale de la messe du lendemain,  Monseigneur recrute toujours un nombre croissant de fidèles…


vendredi 9 juin 2017

Pèlerinage du Christ Roi à Fatima - octobre 2017

Christ Roi 2017
à Fatima avec les évêques de la fidélité catholique.
 
Pèlerinage à Fatima avec les évêques de la fidélité catholique et le séminaire St Louis Marie Grignion à l'occasion de la fête du Christ Roi le 28 et 29 octobre 2017.
 
SAMEDI 28/10 :

10h00 : Rendez-vous devant la Basilique - Visite du Sanctuaire et des tombeaux des voyants.
Puis, chapelet à la Chapelle des apparitions
12h00 : Déjeuner tiré du sac.
14h30 : Chemin de Croix sur le sentier des pastoureaux
18h30 : Messe et Salut du Saint Sacrement/Exposition du Saint Sacrement
19h30 : Dîner
21h00 : Veillée de prière

DIMANCHE 29/10 :

10h00 : Messe Pontificale
 Déjeuner
Fin du pèlerinage

Plus d'informations ultérieurement.